| Textes et photos de Daniel LAURENT du magazine MIDI LIBRE du 10 novembre 2001

Au coeur de la réglementation, la répartition des parcours.
Le casse-tête permanent des pêcheurs est de savoir quelles techniques ils peuvent utiliser sur telle retenue ou telle rivière et si leur carte de pêche est valable à tel ou tel endroit. S'il existe deux catégories, c'est (théoriquement) une simple question de population piscicole
qui entraînent des contraintes spécifiques aux parcours, notamment des dates de fermeture
pour protéger les reproducteurs. Mais ceci est aussi parfois une simple règle arithmétique, le plus souvent d'ordre purement fiscal...
Ne nous leurrons pas, une première catégorie rapporte plus de taxes qu'un parcours à gardons et
à brochets. Normalement, la première catégorie est une eau claire, vive et oxygénée, peuplée majoritairement
de salmonidés (truites, corégones etc..). La seconde catégorie est censée accueillir les autres espèces, notamment les cyprins et les carnassiers.
A chacune de ces catégories correspondent des contraintes fiscales spécifiques, le timbre de base
pour la seconde et la taxe complète pour la première. Cette classification est très stable dans le temps, trop stable diront certains, mais il arrive
malgré tout que les autorités de tutelle modifient ce classement. Mais il existe des parcours qui ne méritent pas ce titre de première catégorie. Il s'agit bien d'une " vraie fausse " classification voulue et totalement erronée. De nombreuses rivières de France sont dans ce cas, ainsi que certains parcours qui mériteraient
d'être reclassés en l'amont.
Le barrage de Naussac,en Lozère, est le parcours type de l'incompréhension de cette classification. Toutes les études et les recensements effectués, démontrent de façon irréfutable que ses eaux
abritent exclusivement des cyprins et des carnassiers, que les seules truites présentes,
sont celles déversées par l'AAPPMA et la Fédération. Alors pourquoi la Lozère persévère-t-elle à le classer en première catégorie, puisque les poissons
blancs représentent plus de 65/100 de la biomasse et les carnassiers le reste ?
Ce déclassement est demandé par les pêcheurs de Langogne et il pourrait aussi redonner un second
souffle financier à cette région en accueillant, à l'année, un véritable tourisme pêche durable,
celui des carpistes, des carnassistes et des très nombreux amateurs de poissons blancs.
Daniel LAURENT A l'intention des pêcheurs: Si vous aussi, vous décelez des aberrations de cette classification, n'hésitez pas à nous informer de vos remarques, en indiquant clairement vos coordonées, le département, le nom de la rivière ou du plan d'eau et l'adresse de l'AAPPMA gestionnaire du parcours.
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