| Pêche : c'est l'ouverture !Jusqu'au bout de vos rêves…Les conseils pratiques et incontournables de notre expert
par Daniel LAURENT Article paru dans Midi Libre du 08-03-2003 Depuis quelques semaines, dès qu'un pêcheur rencontre un autre pêcheur, les questions sont les mêmes : " alors, tu fais l'ouverture ? tu vas où ? y'a de l'eau ? t'as vu des poissons ? que dis la météo ? ". Les mêmes craintes que les années passées reviennent, alors que de toutes façons, c'est le poisson, la truite, qui décidera.
Le pêcheur propose, la truite dispose.
Voici néanmoins quelques recommandations incontournables.
Au toc. Les eaux sont encore froides et le poisson ne sera pas forcément en activité. Il est préférable de proposer, par une dérive lente, un porte-bois au ras du fond, sur les postes bien marqués. Le poisson n'est guère enclin à se déplacer, il vaut mieux lui proposer votre appât sur un plateau, dans les calmes là où elle ne sera pas obligée de faire trop d'efforts. La teigne est efficace si elle apparaît vivante dans le champ de vision du poisson. Une teigne éclatée, vidée de sa substance ne pourra être aguichante pour une truite ayant déjà fait bombance.
A la mouche. La pêche en nymphe est préférable dès le matin. Par contre, vers onze heures, si le soleil est présent, quelques éclosions permettent de pêcher en sèche jusqu'au milieu de l'après-midi. La Baétis Niger sera la mouche du moment. Inutile de gesticuler toute la journée, la soie décrivant des arabesques dans les airs. Plus la soie est sur l'eau, plus aurez de chances de faire une truite… il n'y a pas de poissons-volants en eau douce.
A la cuiller. Un lancer léger de 1.40 m, fil en 16/100 et une Mepps or à points rouges si le soleil brille de ses mille feux. Si les eaux sont troubles, une cuiller noire est préférable. Dans les parcours peu profond, une palette large. Pour prospecter les gours, une palette type feuille de saule. La " Martin " jaune est idéale pour pêcher les petits parcours rapides. Les truites ne sont guère actives en début de saison, les lancers courts et précis seront plus efficaces que des lancers démesurés qui peignent l'eau sans déclencher d'attaque.
Au ver. Cet appât traditionnel est encore ce qui se fait de mieux en ce mois de mars. Il sera très efficace en bordure, là où il tombe de la berge lorsque la pluie ruisselle sur la rive. Cherchez ces rigoles d'eaux naturelles plutôt que le milieu de la rivière, en laissant descendre votre appât de l'amont vers l'aval.
Inutile de lancer loin pour ramener rapidement vers vous, une truite n'a jamais vu un ver de terre traverser la rivière à la nage !
Bonne ouverture ! Peu importe le nombre de prises pour que la fête soit belle
Daniel LAURENT
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