|
|
| Gard : sauveteurs impromptus pour poissons perdus Paru dans Midi Libre du 28/09/02 par Daniel LAURENT
De nombreux poissons doivent la vie aux pêcheurs bénévoles
Les inondations des 8 et 9 septembre derniers, auront fait de nombreux dégâts chez les hommes,
mais aussi pour les populations piscicoles. Avec plusieurs kilomètres de berges effondrées, les rivières sont
totalement méconnaissables et il faudra du temps pour qu'elles redeviennent favorables aux plaisirs de la pêche
et de l'eau.
En certains endroits, le Gardon s'est étalé de plusieurs kilomètres ( Pont de Brignon ) recouvrant les terres
agricoles ou habitables, avec les dégâts matériels que l'on connaît pour les malheureux sinistrés.
Partout, les rivières ont retrouvé leurs passages naturels, faisant fi des constructions humaines ;
Le lit majeur a recreusé son espace ; Il a créé des lacs artificiels où les poissons ont trouvé refuge lors
du déchaînement des eaux. Pris au piège par la décrue, une très grande quantité de poissons ont péris au milieu
des vignes ou dans les fossés. |  Sur le Gardon, au pont de Cassagnoles, un trou béant de 8 mètres de pronfondeur abritait
5 carpes que les bénévoles ont sauvées. | Devant de faits, quelques pêcheurs, ont pris la décision de prendre cuissardes et épuisettes pour sauver ce qui
pouvaient l'être. De nombreux gardons, carpes et brochetons doivent la vie à ces bénévoles et il faut les remercier
de leurs initiatives. Saluons comme il se doit : Jérôme DHOMBRES, Dominique BRUNNEL, Nicolas et Gildas THOMAS de
cette intention louable, sans oublier tous les anonymes ont fait de même.
Fustigeons de la même manière certaines personnes malhonnêtes qui ont profitées de cette crue pour s'engager
dans la voie du vandalisme. Sans parler de quelques carnassiers qui ont finis leurs existences dans le coffre
des voitures... Quelques individus nont pas hésités à piller la pisiculture des Fumades ! ! ! Des millers de truites
avaient dévalées dans l'Alzon, mais cela ne suffisait pas. Sous l'oeil écoeuré de Monsieur Meynier, propriétaire,
ces gens sans scrupules sont venus jusque dans la pisciculture, pour voler à l'épuisette les quelques rescapées.
Honte à ces gens là !
Il faudra beaucoup de temps ( et d'argent ) pour rendre à la rivière son visage accueillant et redonner un réel
dynamisme aux activités liées à la pêche de loisirs. Un nouveau défi pour ceux qui seront prochainement élus dans
les AAPPMA alors qu'ils étaient déjà confrontés à de sérieux problèmes en première catégorie sur les populations de
truites autochtones. Ils devront aussi maintenant gérer les dégâts en la seconde catégorie.
Daniel LAURENT N.A : Les crues ont dévastées berges et rivières mais ce sont surtout les gros qui poissons ont soufferts de ces
évènements. Néanmoins de beaux brochets peuplent encore la Cèze, les Gardons et le Vidourle. Même chose pour les
carpes et les black-bass, mais les rivières qui ont bougées, reprennent leurs cours naturels initiaux.
La difficulté majeure réside dans les postes de vie de la population piscicole qui ont changé.
Les gourds et les fosses ne sont plus à la même place et il faudra quelques temps pour que brochets et carpes
retrouvent leurs repères.
Retour à la liste des reportages
| |
|