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A LA TRAQUE DES CARNASSIERS DANS LA JUNGLE THAILANDAISE
Par Johnny Jensen

Photographies de Johnny Jensen et Jean-François Helias
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Johnny Jensen est Danois. Journaliste halieutique freelance et photographe professionnel de talent (certains de ses clichés ont été publiés dans la prestigieuse revue américaine Sportfishing Magazine) , il parcourt en pêcheur globe-trotter de nombreuses destinations de pêche à travers le monde. En Mai dernier, il était cette fois en Thailande où il a participé à une expédition de pêche en compagnie de Pierre Liegeois, un Français originaire de Montluçon, dans l'Allier. Il nous raconte leurs aventures dans la jungle du nord-ouest du pays, au côtés de Jean-François Helias, notre bien sympathique expert pour l'Asie.
Un récit en avant-premiere, ce reportage étant à paraître en Septembre dans plusieurs magazines scandinaves, ainsi qu'en Angleterre. |
| J'ai toujours eu le vif désir de pêcher en Thailande pour y découvrir ses si curieuses espèces de poissons d'eau douce, et ce depuis de nombreuses années. J'attendais en quelque sorte une opportunité. Celle-ci se présenta cette année lorsque Henrik, un de mes amis finlandais, dût s'expatrier à Bangkok pendant 6 mois pour raisons professionnelles. J'avais déjà un contact sur place en la personne de Jean-François Helias, un français installé en Thailande depuis 16 ans et organisant des séjours de pêche, avec lesquel j'entretenais alors une correspondance régulière. |
 En rivière, pêche sur le fond pour d'autres espèces siamoises
Photo : Johnny Jensen |
 Un très rare Sri Nakharin Cobra Snakehead (Channa marulius) capturé par Jean-François Photo : Jean-François Helias |
Jean-François m'ayant demandé quel type de pêche je souhaitais pratiquer durant mon sejour, je lui avouais une nette préférence pour la pêche des espèces de souche sauvage, en pleine nature, plutot qu'en lac ou en étang. Il comprit totalement mes envies en m'invitant à me joindre à une de ses aventures de pêche, celle-ci sur deux des plus grands barrages du pays - et dans la jungle en plus! Une opportunité que je ne pouvais, bien sûr, absolument pas refuser… Nous devions donc pêcher le barrage de Sri Nakharin, situé a environ 250 kms à l'ouest de Bangkok, et celui de Khao Laem, à environ 350 kms, près de la frontière birmane. Au total, une expédition de 10 jours, pêchant à la fois les eaux de ces deux réservoirs mais aussi les rivières qui les alimentent. Et pour couronner le tout, une journée au lac de Bung Sam Lan. Puisque j'étais en Thailande, il aurait été fort dommage de rater l'occasion de découvrir ce lac dit d'exception.
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De tres rares européens m'avaient précédé là…
Il m'était bien sûr impossible d'imaginer au départ à quoi pouvait ressembler la région de Sri Nakharin et les endroits que nous allions pêcher. C'est plein d'enthousiasme que je réalisais une fois sur place que nous allions en fait vivre et pêcher en pleine jungle, une expérience que seuls de très rares européens avaient eu la chance de vivre avant moi.
Notre camp de base était des plus pittoresques. Nous séjournions dans une famille locale dont les maisons flottantes de bambou servaient en quelque sorte de "relais-coopérative" pour les pêcheurs locaux des environs. Ces derniers pouvaient échanger là leurs captures au filet contre des produits de première nécessité, nourriture et boissons, essence pour leurs pirogues…
Cette petite communauté de maisons flottantes avec cuisine et toilettes, cabanes et pontons, etait supportée par des flotteurs naturels composés de bottes de longs bambous géants, le tout solidement attaché par des cordes aux arbres de la berge.
L'atmosphère y était superbe, avec de jeunes enfants jouant ça et là, les adultes vaquant à leurs occupations ou encore conversant, échangeant leurs anecdotes de la journée. Pour parachever l'ambiance, cet endroit étant le seul à posséder un générateur, chaque soir des pêcheurs locaux venaient d'un peu partout pour regarder la seule et unique télévision à des lieues à la ronde. Cet endroit plein d'exotisme présentait un autre attrait pour moi, et pas le moindre, celui de pouvoir y découvrir une multitude d'espèces de poissons aussi magnifiques qu'étranges, capturés par les pêcheurs du coin…
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La pêche extrême du Snakehead dans la jungle… Selon Jean-François, la traque du snakehead s'impose comme l'ultime expérience de la pêche au lancer, au leurre. Et je dois dire, apres l'avoir vu pratiquer, qu'il excelle particulièrement en la matière. J'avouerais qu'au premier abord, je ne partageais pas son enthousiasme et sa passion pour cette espèce. Mais j'ai totalement changé d'opinion depuis, réalisant que ce manque d'intérêt était en fait pure ignorance de ma part. Nous avons eu la chance de prendre trois espèces différentes de snakeheads dont principalement celle qui offre le plus d'intérêt, sans doute aussi parce qu'elle est celle qui peut atteindre la plus grande taille d'entre toutes, d'ou son nom: le " Giant Snakehead" (Channa micropeltes). Comme leur nom l'indique, ces poissons présentent la physionomie d'un serpent compact et court, mais muni de nageoires. Ils n'ont absolument peur de rien, sont extrêmements territoriaux et agressifs, chassant et mordant si besoin tout intrus qui pénètre sur leur territoire, et quelle qu'en soit la taille, humains y compris.
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 Un superbe Giant Snakehead de 6.00 Kg pris par le Montluçonnais Pierre
Liegeois
Photo : Jean-François Helias |
 Photo : Johnny Jensen |
Les pêcheurs locaux utilisent en règle générale principalement le filet. Mais certains d'entre eux, particulièrement habiles d'ailleurs, pêchent en plongeant, harponnant de très gros poissons. Ces plongeurs racontent très souvent des histoires ou anecdotes vécues relatant le meme type d'incident: celui d'une femelle Snakehead qui protégeant sa progéniture attaque un pêcheur qui tentait de l'harponner. Le plongeur garde bien souvent les cicatrices indélébiles de cette "mauvaise rencontre". Ce genre d'anecdote ne fait qu'attirer plus encore le pêcheur sportif vers ce poisson unique en son genre… La pêche sportive du snakehead peut être comparée sur de nombreux points à celle du brochet. Les appâts et méthodes de pêche sont d'ailleurs quasi similaires. Mais du fait de sa puissance et de sa défense nettement supérieures à celles de l'Esox lucius, et du fait que son habitat préferé soit les arbres submergés et les herbiers, le matériel utilisé pour sa pêche est beaucoup plus spécifique. On utilise de la tresse de résistance de 15 kg, des leurres de type flottant ou, plus souvent encore, des leurres de surface imitant des batraciens, rongeurs ou petits poisons et munis d'une hélice en tête, montés d'hamecons triples renforcés de résistance X 4. Lorsque vous ferrez pour la toute première fois un de ces snakeheads, il n'y a qu'une seule technique à appliquer pour conserver une chance de réussir à le sortir. Ca s'appelle "ferrer un grand coup et tenir bon la canne"! Ou sinon vous risquez fort de perdre votre poisson, soit decroché, soit emmêlé, dans les branches des arbres morts submergés. Cela produit d'incroyables combats au cours desquels l'excitation du pêcheur est à son paroxysme, quand l'eau explose bruyamment en de multiples gerbes, la canne en arc de cercle à son extrême limite.
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 Johnny Jensen et un autre specimen de Giant Snakehead Photo : Johnny Jensen |
Le "luk krok", du jamais vu jusqu'ici !
A la poursuite du snakehead, j'ai découvert un type de pêche que je n'avais encore jamais vu jusqu'ici, nulle part ailleurs, dans aucun autre de mes voyages à travers toutes mes années de pêche. C'est ce que l'on appelle "luk krok", qui pourrait être traduit du Thailandais en Francais par le terme "boule d'alevins". Les giant snakeheads protègent leur progéniture des autres prédateurs (la perche de jungle par exemple) d'une façon tout à fait originale. Le mâle et la femelle patrouillent à quelques mètres seulement de leurs alevins qui apparaissent régulierement à la surface de l'eau sous une sorte de grosse boule, de couleur noire lorsque les alevins sont tout juste nés d'une semaine, puis rougeâtre apres une quinzaine de jours. Cette boule qui peut être composée suivant l'âge de la femelle de plusieurs centaines d'alevins peut être aperçue de très loin pour peu que l'on aie l'oeil averti comme celui de Jean-François ou de ses guides. De près, il semble que l'eau est en pleine ébullition dans un rayon d'un mètre. Il n'y a pas une seconde à perdre, vous devez être prêt à lancer votre leurre à quelques mètres derrière cette boule et mouliner très vite de façon à le faire pénétrer dans celle-ci. C'est là que la plupart du temps, comme le dit Jean-François, "la pêche commence à rock'n'roller"! |
 Soudain, l'eau se mit a rugir et a bouillonner devant nous...
Photo : Johnny Jensen |
 Un "luk krok", il semble que leau est en pleine ébullition dans un rayon
d'un mètre...
Photo : Johnny Jensen |
| Votre leurre passant soudain pour un carnassier attaquant le banc d'alevins, soit le père, soit la mère, rendus furieux à l'extrême, charge à pleine vitesse pour le happer et le broyer d'un seul coup de dents. L'intrus est irrémédiablement attaqué, et la hargne avec laquelle cette attaque se produit n'a aucun égal chez aucun autre poisson. Un de ces adultes attaquant un de nos leurres, le ratant au passage, percuta avec fracas le flanc de notre bateau. Cette agressivité extrême transparaît d'ailleurs dans les gênes du Snakehead. J'ai même vu des alevins de quelques centimètres attaquer certains de nos leurres qui faisaient facilement 3 fois leur taille. Lorsque l'un des parents snakeheads est pris, immédiatement après la photographie d'usage, il est bien sûr remis à l'eau près de sa progéniture, Plusieurs snakeheads de bonne taille furent capturés durant mon sejour, le plus gros d'entre eux pesant exactement 6.00 Kgs. |
 Une belle perche de jungle prise par Jean-François
Photo : Jean-François Helias |
" Vite Johnny, lance ton leurre la-dedans! " Si les snakeheads sont connus pour figurer parmi la liste des carnassiers, les cyprins eux, sont bien sur connus pour figurer dans la catégorie des poissons non-prédateurs. Et bien pas en Thailande ! Il existe bien sur là-bas de nombreuses espèces de cyprinidés qui vivent de la même façon que leurs congénères dans d'autres eaux du globe, mais certains d'entre eux sont par contre totalement carnassiers : de par la nourriture qu'ils consomment, leur façon de l'attraper, et la rapidité avec laquelle ils le font. |
Ma première expérience avec l'une de ces espèces, la perche de jungle (Transverse Bar Barb), se présenta alors que nous descendions doucement en bateau le cours d'une des rivières. La surface de l'eau ressemblait à un miroir et la jungle environnante était un pur havre de calme. Seuls les bruits de quelques singes ou de gros martin-pêcheurs en rompaient par intermittences la tranquillité. Soudain, sans aucune forme d'avertissement, l'eau se mit à rugir et à bouillonner devant nous. Ce fracas a la surface ne ressemblait en rien aux gentils frémissements d'un "luk krok", mais plutôt aux scènes que j'ai pu voir en Gambie lorsque une horde de "jacks" dans leur chasse meurtrière charge de petits poissons en surface. Explosions ça et là, fretins bondissant hors de l'onde, tentant désespérément de s'enfuir pour sauver leur peau, et Jean-François criant soudain : " Vite Johnny, lance ton leurre la-dedans !" Il est impossible que vous n'ayez pas une attaque dans ce "là-dedans". La seule question que l'on se pose à ce moment-là étant de savoir si l'on va sortir le poisson que l'on vient de ferrer. Mais là encore, même si par malchance vous le perdiez, une demi-seconde plus tard une autre perche de jungle happerait votre leurre au passage. C'est le hampala barb ou transverse bar barb, surnommé localement "perche de jungle" (Hampala macrolepidota). Nous avons attrapé ce cyprinidé avec à peu près n'importe quoi, du moment que cela bougeait dans l'eau; notre plus belle prise pesant 3.00 Kg. En rivière, nous avons aussi passé beaucoup de bon temps à la pêche sur le fond, au ver de terre ou au pain, pour d'autres espèces siamoises dont de nombreux cyprins, tous de couleurs splendides, des petits siluridés aussi, et des "leaffish", une sorte de percidé. Croyez-le si vous le voulez, mais j'ai même réussi à décrocher un record du monde IGFA en attrapant une énorme "tiger nandid perch" (Pristolepis fasciata) de dix onces. Jean-François enregistra 3 autres records IGFA pour la prise d'autres espèces locales durant cette expédition.
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Comment j'ai perdu le poisson que je voulais tant… Mon souhait le plus cher était de prendre un gros featherback. A Sri Nakharin, ils peuvent atteindre des poids proches des 20.00 kgs. Jean-François, toujours prêt à exaucer le moindre désir de ses clients, fit tous les efforts possibles pour me mettre dans les meilleures conditions de pêche possibles afin que je puisse réaliser mon rêve. Pour ce faire, nous pêchions une rivière magnifique où la nature était particulièrement riche en animaux de toutes sortes. Jean-François me donna en détails toutes les instructions relatives à la pêche de ces gros featherbacks, s'assurant que j'avais bien compris la leçon: si j'avais une touche mais ferrais trop tot … il n'y aurait pas du tout de prise de featherback pour moi. |
 Jean-François et un cyprin de jungle, le Pla Kamang
Photo : Johnny Jensen
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| Ces poissons bien particuliers ont une petite bouche, étroite et osseuse, d'où l'incertitude qu'un hameçon se plante dedans toujours parfaitement. Nous avions attrapé quelques vifs. Maintenant, ce n'était plus qu'une question d'attente. Nous avons eu deux attaques ce jour-là. La première qui était assurément celle d'un featherback, et la seconde qui n'en était pas une. La touche du featherback se produisit exactement comme Jean-François et Oot, l'un des guides de son équipe, me l'avaient expliqué: lente et interminable. Je fis comme on m'avait conseillé de le faire, attendant ce qui me semblait être une eternité… et soudain ferrais. A l'instant où je ferrais, j'entendis Jean-François et Oot me crier à l'unisson, presque d'une seule voix: "Not yet!" (pas maintenant). Trop tard! Ils avaient tout à fait raison. Le gros featherback ferré trop tôt venait de recracher mon vif et je venais tout juste de perdre ma seule chance de finaliser. J'aurais à revenir l'année prochaine... |
 Pierre Liegeois et son masheer thailandais (Tor tambroides)
Photo : Jean-François Helias |
La touche du second poisson fut tout à fait différente. La ligne se mit soudain à sortir du moulinet à vitesse grand V et tout le monde se mit en meme temps à courir vers cette canne au posé dont la pointe se pliait par saccades. Pierre y compris. C'était sa canne personnelle qu'il prit rapidement en mains pour stopper le poisson dans sa fuite. Tout au moins "essayer de le stopper" devrais-je plutôt dire, puisque même après avoir ajusté au maximum le frein de son moulinet, le poisson continuait à prendre du fil dans sa lancée, sans même faiblir un seul instant. A l'extremité du fil était accroché un Masheer thailandais (tor tambroides) de plus de 3.00 Kgs. |
| J'ai pris moi-même de nombreux masheer aux Indes, et je reste encore ébahi à ce jour par l'esprit de combattant que montre ce poisson, quelle qu'en soit la taille. Le masher thailandais n'étant pas un poisson des plus faciles à faire mordre, nous étions tous ravis de joie pour Pierre. |
Le clou du spectacle au lac de Bung Sam Lan Apres 10 jours passés dans la jungle, c'était enfin le moment de revenir vers la civilisation. Sous la direction de Jean-François et de Kik, un autre de ses très bons guides, nous primes la direction du lac de Bung Sam Lan. Nos aventures dans la jungle étaient maintenant terminées. Plus de tempête soudaine faisant danser notre maison flottante, plus de cobral royal en conflit avec notre bateau... Là, sous le toit de notre hutte de pêche au bord du lac, en bonne compagnie aux côtés de Jean-Francois, de Lek, son épouse, de leur perroquet Keow, de Kik et de mon ami Henrik qui s'était joint à moi pour cette dernière journée de pêche, nous n'avions même plus à attendre 10 minutes entre deux touches. |
 L'attente d'une touche de Spotted Featherback Photo : Johnny Jensen
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| A la fin de cette journée mémorable, je peux vous assurer qu'Henrik et moi étions complètement "cassés", vidés de toute énergie, après d'interminables combats avec le silure du Mekong. Les deux espèces principales que nous avons pris pris ce jour-là étaient le giant mekong giant catfish ou Pangasius gigas (plus belle prise 21.00 Kgs), et le striped catfish ou Pangasius hypophthalmus. (13.00 Kgs). Sur une journée seulement, il ne nous était pas possible bien sûr, de se tourner vers la pêche de plus grosses espèces encore. Je m'occuperai de celà la prochaine fois, en espérant toucher une carpe géante siamoise ou un arapaima gigas. |
Johnny Jensen Traduit par Jean-François Helias
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Si vous etes interessé par la découverte des differentes espèces de poissons de jungle que nous avons pris durant ce sejour, vous pouvez en voir les photos sur le net en visitant ces pages de mon site:
www.jjphoto.dk => Fishing Adventures => Fish Species => Warm water Freshwater
Pour terminer, je tiens à remercier plus que chaleureusement Jean-François et ses guides pour cette extraordinaire aventure de pêche. Et vous invite sans tarder à visiter son site www.fishingasia.com pour y decouvrir tout ce que Jean-François et la Thailande ont à vous offrir.
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