Je n’y pensais jamais avant, maintenant je ne pars plus pêcher en été sans eux

Je n’y pensais jamais avant, maintenant je ne pars plus pêcher en été sans eux
10/07/2026  -  Black bass, Brochet, Carnassier, Carpe, Coup, Mer, Truite

En été, une sortie pêche peut vite devenir éprouvante quand le soleil tape fort. On ne s’en rend pas toujours compte au début. On pêche normalement, concentré sur l’eau et sur les poissons, puis la chaleur finit par prendre le dessus. La nuque chauffe, les bras commencent à tirer, et la fin de session devient moins agréable.

C’est dans ces moments-là que les vêtements anti-UV prennent tout leur sens. Ils ne remplacent pas totalement la crème solaire, mais ils évitent de dépendre uniquement d’elle pendant plusieurs heures. Au bord de l’eau, la protection doit tenir dans la durée, même quand on transpire ou que la réverbération devient forte.

Un bon vêtement anti-UV permet de rester concentré sur sa pêche plus longtemps, sans finir la journée marqué par le soleil.

Le piège vient aussi de la réverbération. On ne reçoit pas seulement les rayons du soleil par le dessus. L’eau, les rochers clairs, le sable ou l’écume peuvent renvoyer une partie des UV vers le visage, le cou, les mains ou le dessous des bras. C’est pour cela que certains coups de soleil apparaissent à des endroits que l’on pensait protégés.

Les nuages ne règlent pas tout non plus. Une journée voilée peut donner une fausse impression de sécurité. On a moins chaud, on ressent moins le soleil, mais l’exposition reste bien réelle. Pour un pêcheur qui enchaîne les sorties, ce sont souvent ces accumulations qui finissent par poser problème.

UPF, SPF : de quoi parle-t-on vraiment ?

Sur les vêtements techniques, on retrouve souvent la mention UPF. Elle signifie Ultraviolet Protection Factor. Contrairement au SPF, que l’on associe plutôt aux crèmes solaires, l’UPF mesure la capacité d’un tissu à limiter le passage des rayons ultraviolets jusqu’à la peau.

Un vêtement UPF 50 laisse passer environ un cinquantième des UV. En pratique, cela correspond à une protection très élevée. L’intérêt est simple : la protection est permanente tant que le vêtement couvre correctement la peau. Il n’y a pas besoin d’en remettre toutes les deux heures comme une crème, et l’on ne risque pas d’oublier une zone en plein milieu de la session.

Attention tout de même : tous les tissus ne se valent pas. Un t-shirt classique peut protéger un peu, mais sa protection dépend de sa matière, de son épaisseur, de son tissage, de sa couleur, de son niveau d’usure et même de son état humide ou sec. Un vêtement pensé pour la protection UV est conçu pour garder une vraie barrière face au soleil, sans devenir invivable à porter lorsqu’il fait chaud.

Le haut du corps : la pièce la plus importante

Le t-shirt ou le polo anti-UV à manches longues est souvent la base. Il protège les épaules, le dos, les bras et limite énormément l’exposition pendant les longues dérives ou les journées en bateau. L’idée n’est pas de porter une couche étouffante, mais un tissu léger, respirant, qui sèche vite et évacue la transpiration.

Les modèles avec col montant ou capuche ont un vrai intérêt. La nuque est l’une des zones les plus exposées à la pêche, surtout quand on garde la tête inclinée vers l’eau ou que l’on passe du temps à refaire ses montages. Une capuche légère, portée sous une casquette, protège beaucoup mieux qu’un simple col rond.

La tête, la nuque et les yeux ne doivent pas être négligés

Une casquette protège le visage, mais elle laisse souvent les oreilles et la nuque découvertes. Un chapeau à larges bords ou une casquette avec protège-nuque offre une couverture plus complète, surtout sur les pêches statiques ou les longues journées en bateau.

Le tour de cou est devenu presque indispensable. Il protège la nuque, les joues et le bas du visage, tout en restant facile à ajuster. Les modèles légers anti-UV sont bien plus adaptés à l’été qu’un tissu épais qui tient trop chaud. On peut le remonter sous les lunettes quand la réverbération devient forte, puis le baisser lorsque l’on a besoin de respirer plus librement.

Les lunettes polarisantes ont un double intérêt. Elles protègent les yeux du soleil et améliorent la lecture de l’eau en limitant les reflets. Pour repérer une chasse, suivre un leurre, lire un herbier ou pêcher à vue, elles restent un équipement de confort et d’efficacité. Mais elles doivent aussi offrir une vraie protection UV, pas seulement des verres teintés.

Les mains et les jambes : les zones que l’on oublie trop vite

Les mains prennent énormément le soleil. Des gants légers anti-UV, avec ou sans doigts selon la pratique, permettent de protéger le dessus de la main sans perdre trop de sensibilité.

Pour les jambes, le pantalon léger reste la meilleure option quand l’exposition est longue. Beaucoup de pêcheurs préfèrent le short, surtout en plein été, mais il impose de surveiller constamment la crème solaire. Un pantalon technique respirant protège mieux, sèche vite et reste souvent plus confortable qu’on ne l’imagine, notamment en bateau ou en float-tube.

Respirabilité, séchage, coupe : la protection ne doit pas gêner la pêche

Un vêtement UV doit protéger, mais il doit surtout se faire oublier. S’il colle à la peau, garde la transpiration ou bloque les mouvements, il finira au fond du sac. Pour la pêche, il faut privilégier des matières légères, extensibles, respirantes et capables de sécher rapidement après une vague, une pluie chaude ou une session en float-tube.

Les couleurs claires ont souvent un avantage en plein soleil, car elles chauffent moins. Les teintes plus foncées peuvent être intéressantes dans certaines approches discrètes ou pour éviter les salissures visibles, mais elles deviennent vite plus chaudes lors des longues expositions.

Crème solaire et vêtements UV : le bon duo

Les vêtements UV ne remplacent pas tout. Le visage, les doigts, les chevilles ou certaines zones découvertes doivent encore être protégés avec une crème solaire adaptée. L’idéal est de choisir une formule résistante à l’eau et à la transpiration, puis d’en remettre régulièrement, surtout après avoir transpiré, essuyé son visage ou manipulé du matériel mouillé.

Le vrai confort vient de la combinaison des deux : vêtement couvrant sur les grandes zones exposées, crème solaire sur ce qui reste découvert, lunettes polarisantes et protection de la tête. Une fois bien équipé, on pense moins au soleil et davantage à sa pêche. Vous verrez que lors de sessions estivales, où la chaleur perdure, le fait d’être bien équipé est tellement avantageux. Ça vaut le coup de s’acheter un leurre ou deux de moins, et de partir sur des équipements adaptés.

On peut aimer le soleil, les coups du matin, les longues dérives et les soirées d’été au bord de l’eau. Mais pour en profiter vraiment, mieux vaut ne pas laisser sa peau payer la sortie.

 

Crédit photos : 

@westin_fishing_france

@fox_rage_france

@outwatercompany

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