Le Balam, le swimbait le plus populaire du marché

Le Balam, le swimbait le plus populaire du marché
14/10/2026  -  Carnassier

Il y a des leurres que l’on achète parce qu’ils sont efficaces, et d’autres qui deviennent presque des objets de désir. Avec sa silhouette imposante, son corps articulé et son prix qui incite forcément à réfléchir avant de lancer près d’un arbre noyé, le Balam de Madness appartient un peu aux deux catégories.

Développé par Madness en collaboration avec Satan Shimada, le Balam a surtout construit sa réputation autour de la recherche des gros brochets et des gros black-bass.

Sur le papier, il ressemble à un gros swimbait articulé. Au bord de l’eau, il possède pourtant une particularité qui change complètement la façon de l’utiliser : il accepte aussi bien une récupération très lente qu’une récupération extrêmement rapide.

C’est souvent en jouant avec ces deux extrêmes qu’il devient le plus intéressant.

Un corps articulé conçu pour rester mobile

Le Balam est constitué de plusieurs parties rigides articulées, complétées par une queue souple en silicone.

Cette construction lui donne la nage en « S » caractéristique des swimbaits articulés. Récupéré lentement, ses différentes sections suivent la traction et le leurre nage de façon ample et régulière.

C’est la façon la plus évidente de l’utiliser. On lance, on laisse le leurre se positionner puis on récupère assez lentement pour laisser travailler les articulations. Avec un leurre de cette taille, inutile d’en faire énormément : la silhouette et le déplacement d’eau font déjà une bonne partie du travail.

Le Balam accepte aussi des récupérations très rapides

C’est probablement ce qui le différencie le plus de nombreux gros swimbaits. Il garde une nage stable quand on accélère franchement la récupération. On peut donc s’en servir pour provoquer des attaques de réaction.

Au lieu de laisser plusieurs secondes au brochet pour observer le leurre, on lui présente une grosse proie qui traverse rapidement sa zone.

Le poisson doit alors décider très vite et certaines attaques peuvent être extrêmement violentes, notamment lorsqu’un brochet suit le leurre puis accélère brutalement pour le rattraper.

Cela ne signifie pas qu’il faut toujours pêcher vite. Ce qui compte, c’est de pouvoir passer d’un rythme à l’autre. Sur une même zone, on peut commencer lentement, faire des pauses, puis refaire le passage beaucoup plus vite.

Le Balam 245 pour les pêches plus précises

Avec ses 245 mm pour environ 104 g, le Balam 245 reste un gros leurre, mais c’est l’une des versions les plus faciles à manipuler.

Son poids autorise encore une canne XH adaptée, sans finir avec un ensemble extrêmement lourd. C’est la version que je choisirais volontiers pour pêcher des zones assez précises : une petite rivière, un étang, une bordure ou un arbre noyé.

On peut faire des lancers relativement courts et poser le leurre exactement là où l’on veut commencer à pêcher.

En version flottante, le 245 peut aussi être fortement ralenti ou marquer une pause quand il arrive au-dessus d’un obstacle.

C’est utile quand un brochet suit le Balam sans l’attaquer tout de suite.

Le Balam 300 pour prospecter plus largement

En passant au 300 mm, on change déjà d’échelle.

La silhouette devient imposante et convient bien aux grandes zones où l’on ne sait pas forcément où se trouvent les poissons.

La version 300 flottante est intéressante pour les zones peu profondes. Elle peut évoluer très haut dans la couche d’eau et rester visible de loin. Surtout, sa flottabilité autorise une récupération très lente, et le Balam remonte pendant les pauses. Sur une grande zone d’herbiers, on fait ainsi passer un très gros leurre juste au-dessus de la végétation sans forcément s’y accrocher.

Des versions encore plus imposantes

La famille Balam ne s’arrête pas aux 245 et 300 mm.

La gamme compte aussi un Balam 350 flottant, pour ceux qui veulent pousser plus loin la logique du gros swimbait. À cette taille, on entre dans une pêche très spécialisée où l’objectif n’est plus de multiplier les touches.

Il faut un matériel dimensionné en conséquence, et surtout accepter de lancer pendant longtemps un leurre extrêmement volumineux.

Pour des pêches plus « tout-venant », il existe une version plus petite, en 200. Plus légère, elle facilite la prospection des bordures et fait bouger les poissons lorsqu’ils se focalisent sur des proies plus petites.

Un gros leurre qui demande de croire en lui

Pêcher plusieurs heures avec un Balam demande forcément un peu de confiance.

Quand on lance un leurre de 25 ou 30 cm, on sait que tous les poissons du secteur ne vont pas venir le taper à chaque passage. On ne lui demande pas ça.

Selon la version choisie, il peut évoluer lentement comme un swimbait classique, accélérer brutalement pour provoquer une réaction ou rester haut dans l’eau au-dessus des herbiers. Cette polyvalence, derrière une silhouette pourtant très spécialisée, explique probablement la place qu’il a prise dans les boîtes des pêcheurs de gros brochets.

 

Crédit photos :

@ultimate_fishing

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